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La mortalité maternelle


Le 28 mai dernier avait lieu la journée annuelle de l’action pour la santé des femmes. Initialement, cette journée a été créée pour lutter contre la mortalité maternelle. Les femmes se battent continuellement pour plus de droits dans le secteur économique, politique et social. Les femmes ont généralement moins accès aux soins médicaux. Il existe différents obstacles économiques, culturels et politiques auxquels elles doivent faire face. Nous pouvons ainsi nous concentrer sur la mortalité maternelle.

En 2019, l’OMS a annoncé que 830 femmes mouraient chaque jour dans le monde du fait de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement. Ce chiffre extrêmement triste rappelle que certaines femmes n’ont pas accès à des soins adaptés. La mortalité maternelle est très élevée, ce qui est inacceptable.

Entre 1990 et 2015, le taux mondial de mortalité maternelle (soit le nombre de décès maternels pour 100 000 naissances vivantes) n’a diminué que de 2,3% par an.

Il est important de rappeler qu’une grande majorité des décès liés à la maternité a lieu au sein d’un pays en développement et plus de la moitié de ces décès a lieu en Afrique subsaharienne. L’Enquête nationale confidentielle sur les morts maternelles (ENCMM) publiée par Santé Publique France et l’Inserm en janvier 2021, fait état de 262 décès maternels sur la période 2013-2015, soit 1 décès tous les 4 jours en France d’une cause liée à la grossesse. Au Mali, 8 femmes meurent tous les jours d’une cause liée à la grossesse.

Les femmes décèdent de complications dues à la grossesse ou lors de l’accouchement pour cause d’hémorragies sévères, d’infections ou encore d’hypertension.

C’est pour cela que les soins prénataux sont essentiels lors de la grossesse et à la suite de l’accouchement. La présence et l’assistance d’un personnel qualifié permettent de réduire la majorité de ces risques.

Il existe un certain nombre de facteurs qui empêche les femmes d’avoir accès à des soins adaptés, c’est le cas de la pauvreté, du manque d’information et de l’inadéquation des services proposés.

Enfin, au sein des pays développés, le syndrome méditerranéen soit la non-réception de traitement adéquat du fait d’une discrimination peut être à l’origine de situations dramatiques notamment dans le cadre d’une prise en charge lors de la grossesse ou de l’accouchement.

Maguette 💕

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