Rechercher

L’excision

Dernière mise à jour : 21 juil. 2021

Qu’est-ce que c’est ?

L’excision aussi appelée Mutilations Sexuelles Féminines (MSF) ou Mutilations Génitales Féminines (MGF), recouvre toutes les interventions incluant l’ablation partielle ou totale des organes sexuels externes de la femme ou autres lésions des organes sexuels féminins.


Les origines

L’excision remonte à l’Égypte antique donc très ancienne.​Elle est pratiquée sur tous les continents et principalement en Afrique et en Asie.

200 millions de femmes et de filles seraient excisées, dont près de la moitié vivent en Egypte, en Éthiopie et en Indonésie.

Une pratique qui comporte de nombreux risques :

- Des saignements qui provoquent des hémorragies parfois mortelles.

- Des infections dues aux conditions précaires.

- Le VIH à cause de l’usage d’instruments non stérilisés.

L’excision a des conséquences sur la vie sexuelle des femmes mais aussi sur leur potentielle future maternité puisque que cette mutilation engendre des complications obstétricales très importantes et dangereuses. Cela provoque un véritable choc émotionnel et physique (état de stress post traumatique).

Les mutilations génitales vont à l’encontre des droits suivants :

- Droit à l’intégrité physique et mentale

- Droit universel à la santé

- Droit de l’enfant

- Droit de ne pas subir de discrimination fondée sur le sexe

Ces droits sont protégés par la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples (Charte de Banjul) et son protocole relatif aux droits des femmes en Afrique ou encore la Charte internationale des droits de l’Homme.

Comment lutter contre l’excision ?

Une mobilisation sur le long terme.

La mobilisation doit concerner de nombreux acteurs, être durable, et doit être dirigée par la communauté puisque ce sont les premiers concernés. L’éducation et l’information sont les piliers de la lutte contre l’excision. Parallèlement sur le plan national, les réformes et les législations doivent accompagner la lutte. Les mutilations sexuelles féminines sont pénalement condamnées dans 24 de ces 29 pays où elles sont pratiquées. Cependant, les mutilations font l’objet de pratique clandestine. Il existe une possibilité de reconstruction chirurgicale après l’excision. Cette opération chirurgicale permet une réparation du clitoris.

Les chiffres

Au Sénégal, selon l’Enquête démographique et de santé de 2005, cette pratique affecte la vie de 28% des femmes (âgées de 15 à 49 ans). Ces chiffres cachent un véritable décalage lié au lieu d’habitation ou à l’ethnie. L’ethnie soninké comporte ~78% de femmes excisées (chiffre datant de 2005). 94% des femmes interrogées à Kolda ont été excisées, contre seulement 2% de la région de Diourbel.


Témoignage d’une fille excisée : https://www.bbc.com/afrique/monde-40505569


Article écrit par Célia.


3 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout